Séminaire annuel

« ANTHROPOLOGIE, PSYCHANALYSE ET POLITIQUE. REGARDS SUR LES TERRAINS »

Maison SUGER

Le programme de l’année 2024-2025 porte sur la thématique

Politiques à risque et modes de subjectivation

En partenariat avec le CRPMS et le DiSSGeA

En partenariat avec le CRPMS et le DiSSGeA

Mercredi 25 juin 2025
à 10h30

Présentation du numéro 106 de Chimères,
« Guerres et croyances »

Avec
Jean-Claude Polack, Zorka Domic, Anne Querrien, Marido Garnier, Monique Sélim, Christiane Vollaire, Marco Candore, Elias Jabre, etc.

LIEN ZOOM

ID de réunion: 851 3871 3584
Code secret: 413383

Œuvre de Robillard

 

Résumé :

Les chiens sont lâchés, l’époque est à la guerre et la planète brûle. Et les cessez le feu ou les accords de paix ne nous rassurent pas mieux. S’il faut lâcher les noms, ça s’empile… Trump-Musk, Milei. Poutine, Xi Jinping, Kim Jong-un. Modi. Netanyahou, Khameney, Erdogan. Le Pen, Orban, Méloni. Autant de projets nationalistes qui polluent l’atmosphère… Pour conjurer le sort, à Chimères, on mise sur d’autres noms, Deleuze, Guattari et quelques autres, comme sur la schizoanalyse ou l’écosophie, par exemple. Ça ne pèse pas lourd le minoritaire… Comment rivaliser avec les noms qui mènent le monde à la baguette en précipitant les catastrophes humaines et écologiques ? On pourrait entonner des ritournelles, préférer not to, décliner des façons de fuir je cherche une arme, déployer des espaces alternatifs ou à venir, et on le fera. Mais on a également choisi de tâter les murs et d’étudier la résistance des matériaux. Autrement dit, d’éprouver nos concepts qui mêlent politique et inconscient pour évaluer nos capacités à altérer ces croyances identitaires et même théocratiques qui détricotent ou réécrivent le droit international en durcissant les frontières. Comment ne pas sonder nos propres forces pour ne pas finir emmurés en nous-mêmes, cryptés dans un cri coulé dans le béton armé qui ne parvient plus à nos propres oreilles, dans un monde oublieux que d’autres modes de subjectivation sont possibles, qu’ils peinent à voir le jour, mais qu’ils ne sont pas que des chimères où l’on se contente de la beauté du geste en attendant la semelle qui nous aplatira. Guattari appelait les années 80 « les années d’hiver » quand Deleuze annonçait que ça n’allait pas fort en philosophie à des étudiants en cinéma. Puisque nous sommes plus de quarante ans plus tard à y croire encore, c’est qu’il y a quelque chose qui nous plaît à répéter leurs gestes, même s’il faut multiplier les pas de côté en cherchant des lézardes dans les murs. Une compulsion à ouvrir une autre voie comme à raconter d’autres histoires que la rengaine de la souveraineté du peuple restaurée dans un État national.

 

 

Séminaire mensuel organisé par :

Olivier Douville, psychanalyste, Laboratoire CRPMS Université Paris 7

Fatiha Kaouès, sociologue et anthropologue, chargée de recherche CNRS, laboratoire GSRL

Nicole Khouri, sociologue, IMAF 

Julie Peghini, anthropologue, Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8, Laboratoire CEMTI

Monique Selim, anthropologue, directrice de recherche émérite à l’IRD CESSMA

Ferdinando Fava, anthropologue, professeur à l’Université de Padoue, Laboratoire LAA UMR 7218 LAVUE

 

 

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