Présentation de

Enseignant-chercheur en géographie humaine à Oxford Brookes University Chercheur
Chercheur associé au Groupe Sociétés Religions Laïcités (GSRL)
ID de réunion: 995 5797 9588
Code secret: 115061
Dans de nombreuses démocraties occidentales, nous assistons à un affaiblissement des médiations libérales – institutions de savoir, infrastructures publiques, et dispositifs de gouvernance – qui assuraient jusqu’à récemment la production de la confiance et du lien social. Cet effritement ouvre des interstices où se redéfinissent l’autorité, l’appartenance et la vérité, souvent en dehors des cadres institutionnels établis.
Pour analyser ces transformations, je propose un cadre heuristique articulé autour de trois types d’interstices, entendus comme espaces situés où s’expérimentent d’autres manières de faire société :
Ces interstices constituent aujourd’hui des terrains de lutte : différents acteurs – des mouvements post-libéraux aux droites radicales, mais aussi des publics se revendiquant « normaux » – cherchent à les occuper en y installant de nouvelles formes d’explication, de communauté et de pouvoir. L’enjeu, pour les sciences sociales, est de comprendre comment ces occupations reconfigurent l’idée même de vie collective lorsque les médiations libérales ne parviennent plus à la garantir.
Olivier Douville, psychanalyste, Laboratoire CRPMS Université Paris 7
Fatiha Kaouès, sociologue et anthropologue, chargée de recherche CNRS, laboratoire GSRL
Nicole Khouri, sociologue, IMAF
Julie Peghini, anthropologue, Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8, Laboratoire CEMTI
Monique Selim, anthropologue, directrice de recherche émérite à l’IRD CESSMA